Guillaume nous apporte des dernières nouvelles de ses parents, qui sont arrivés au Pakistan. Ils ont franchi le col de Kunjerab situé à 4733 mètres d'altitude ! Tout va bien, tant au niveau physique que mécanique...
Guillaume précise qu'Annie et Alain sont à Gilgit au Pakistan, pays dans lequel ils vont rester encore un mois et demi. Mercredi 16 Août 2006, ils quitteront Gilgit pour retourner dans les montagnes et gravir de nouveaux cols flirtant avec les 4000 mètres d'altitude...
Nous sommes partis de Kachgar le 22 juillet pour les hauts plateaux du Pamir chinois par les gorges de Ghez et le lac limoneux de Zumtagh. Nous avons passé trois nuits à 3200 mètres d’altitude sous une yourte au bord du lac de Karakul, dominés par les masses imposantes du Mont Kongur, 7719 mètres, et du Mustagh-Ata, 7546 mètres. Nous avons rallié Tachkurgan le jour de l’anniversaire de Pomme en franchissant le col d’Ulugrawat, 4098 mètres, où nous avons fêté l’événement en partageant un Snickers périmé…et en parcourant 30 kilomètres de piste défoncée.
L’administration chinoise nous obligea à monter dans un bus pour rejoindre Sost au Pakistan, mais nous nous sommes vengés en effectuant l’ascension du col frontière de Kunjerab (4733 mètres) sur les vélos du coté pakistanais.
Depuis le 31 juillet nous sommes donc au Pakistan sur la Karakorum Highway qui fut en son temps la route goudronnée la plus haute du monde. Les paysages y sont étonnants de beauté sauvage et minérale, les gorges succédant aux précipices, dominées par des sommets de plus de 6000 mètres. La présence humaine y est rare mais chaleureuse dans des villages entourés de cultures irriguées, taches vertes dans l’immensité grise ou ocre.
Nous sommes aujourd’hui, 15 août, à Gilgit, capitale administrative des régions du Nord-Pakistan. Nous pensons découvrir d’autres vallées d’altitude avant de plonger dans la moiteur des plaines.
Guillaume précise en nous faisant parvenir l'article de cette semaine que ses parents ont quitté Gilgit mercredi dernier pour se rendre de nouveau en montagne durant une dizaine de jours. Tout ce passe très bien que ce soit moralement, physiquement et mécaniquement.
Lors de l'envoi de cette semaine, Guillaume précise que ses parents vont bien et qu'ils vont s'accorder un break avec les vélos durant une petite semaine. Ils sont toujours en montagne mais vont visiter les lieux en car et à pied. Dans une semaine, ils seront à Peshawar, grande ville du nord du Pakistan...
Entre Mastuj et Buni, toujours dans la descente, avec deux jeunes Polonais de rencontre qui termineront le trajet malades et en camion...
Le Shandur Hotel au Shandur Pass, 3734 mètres, où nous avons rencontré les étoiles, des puces et des souris...
Rencontre à Phandur d'un couple de cyclos-voyageurs argentino-espagnol qui effectuait le trajet inverse Chitral-Gilgit. Bon voyage !
Surprenante vision que cette vallée large, cultivée, traversée par une Gilgit River exceptionnellement calme à Phandur...
Le Mont Rakaposhi et ses 7790 mètres domine la vallée. Nos amis suisses Rémi et David sont montés jusqu'au camp de base...
D'incroyables ponts suspendus permettent aux locaux d'accéder à leurs champs de l'autre côté de la rivière Hunza, comme ici à Gulmit...
Après avoir fêté le 15 Août 2006 l'anniversaire d'Alain avec les amis du Madina Hotel de Gilgit (Pakistan), nous avons ré-enfourché nos bicyclettes pour reprendre de l'altitude et franchir le difficile col de Shandur, à 3734 mètres d'altitude, poussant les vélos sur trois kilomètres, parfois à deux pour une seule bicyclette. Cent trente kilomètres de pistes, dont une portion de cinquante kilomètres vraiment infernale entre Mastuj et Buni, nous permirent de rallier la ville de Chitral.
Abandonnant nos machines, nous avons rendu visite au people Kalash dans la vallée de Bomburet, ilot non-musulman aux coutumes bien particulières, en grand danger d'assimilation...
Un solide véhicule tout-terrain fut nécessaire pour passer le col de Lowari à la route défoncée par les intempéries (cent dix kilomètres en 6 heures), et un trajet de douze heures de bus nous plongea dans l'agitation urbaine de Rawalpindi/Islamabad, retrouvant la plaine délaissée depuis Osh début juillet. Nous y avons rencontré la fin de la mousson ainsi que quelques facilités de ravitaillement.
Nous devrons recupérer le visa indien à Islamabad, capitale administrative du Pakistan avant de rejoinder Lahore (au Pakistan) puis l'Inde...
Nous pédalons la plupart du temps en nu-pieds lorsque la température le permet. Ceci explique le bronzage particulier de nos extrémités. Doudou ne souffre pas, les pieds ont été bien aérés...
Dans le village kalash de Krakal. Les maisons ont des soubassements de pierre et les étages en bois. Le toit d'une maison sert souvent de terrasse à celle construite au-dessus...
Alain mouille sa chemise en reprenant du service à l'école de Krakal, mieux équipée, dans la vallée kalash de Bomburet. Il s'agit d'une lecon d'anglais. Les Kalash possèdent leur propre langue, uniquement orale...
Deux écolieres kalash dans leur costume de tous les jours. L'école d'Anish ne possède aucun mobilier. Les élèves sont donc assis sur le sol...
Voici nos dernières photos du Pakistan...
Les premiers spectateurs de notre passage en Inde furent les buffles, débonnaires lorsqu'ils prennent leur bain de boue...
Nous étions une vingtaine à apprécier le talent du groupe folk de Lahore sur la terrasse de la Regale Internet Inn...
Le fort de Lahore offre de belles perspectives dans un calme bienvenu, a deux pas de l'agitation qui règne dans la mégapole de 6 millions d'habitants...
Lahore (Pakistan): Dans la semi obscurité due a une panne de courant, les tambours soufis battent le rythme. Des danseurs en transe, dopés au cannabis, dépenseront leur énergie jusqu'au petit matin...
Alice nous fait parvenir les deux derniers articles parus dans la presse locale...