L'arrivée à Uyuni nous a ramenés aux réalités sur une piste infecte: tôle ondulée, cailloux, sable dans lequel nous nous enlisons... Nous regrettons évidemment la platitude et la douceur du Salar...
Le soleil revenu très tôt, nous quittons l'île pour la longue traversée vers Uyuni (75 kilomètres sur le Salar et 25 kilomètres de piste). Nous avons l'impression de rouler sur une mer gelée...
L'île est parsemée de cactus géants, certains pouvant atteindre la hauteur de 10 mètres. Nous avons effectué le tour de l'île à pied en 40 minutes environ...
Nos amis poursuivant en 4X4, nous nous sommes engagés sur le Salar d'Uyuni pour deux jours de rêve. Cette étendue de sel est la plus grande du monde, devancant un désert salé dans l'Utah (USA) et le Salar d'Atacama au Chili...
Edgar notre chauffeur émérite, travaille tous les jours de l'année pour les touristes. Il ne voit sa famille qu'une fois par an. Sa bonne humeur nous a enchantés tout au long des 2 jours passés avec le groupe...
Le Condor est prêt à prendre son envol. Gageons que de nombreuses générations pourront encore l'admirer avant qu'il ne disparaisse dans les airs !
Notre petit groupe à l'heure du repas dans le refuge: Marielle et Damien, Chantal de Nantes et Vinicius, un Bresilien à l'équipement bien léger...
Nous avons fait étape sur les rives de la Laguna Colorada en compagnie de quelques lamas enrubannés. Nous y passerons une nuit au chaud dans nos duvets de montagne, ce qui ne fut pas le cas de nos compagnons qui grelottèrent sous leurs couvertures dans le refuge situe à 4300 mètres. Il faisait -10 degrès au petit matin...
A la frontière bolivienne nos vélos sont hissés sur des véhicules tout-terrain: nous évitons ainsi des jours de galère sur de mauvaises pistes sableuses et caillouteuses avec une autonomie en vivres et eau de plus d'une semaine...
Deux journées en 4X4 suivies de deux journées à vélo nous ont permis de joindre San Pedro de Atacama (Chili) à Uyuni (Bolivie) en traversant de magnifiques paysages: lagunes aux couleurs de rêve, sculptures surréalistes, déserts de sable, geysers crachotants...
Mais le plus surprenant, étonnant, envoutant, fut la traversée sur nos machines du Salar d'Uyuni, immensité immaculée, la plus grande étendue salée du monde aux horizons infinis... Une platitude dont nous avions rêvé et qui nous a littéralement enchantés...
Voici une première coupure de presse transmise par notre fille Alice lors de notre voyage en Bolivie...
Le poste frontière d'Uyunguyo: nous allons pénétrer au Pérou tout en roulant encore le long du lac...
Notre route ne s'est pas contentée de suivre les berges du lac, elle a aussi escaladé quelques bosses comme ici à 4250 mètres...
Nous croisons sur notre route des troupeaux de lamas domestiques. Cet animal fournit laine, peau et viande aux locaux...
Premier contact avec le très beau Lac Titicaca dont les rives sont plus habitées que le reste de l'Altiplano...
Sur l'Altiplano battu par les vents, de rares villages en majorité peuples d'Aymaras, permettent le ravitaillement, voire l'hébergement. Les églises évangeliques y côtoient les belles églises coloniales catholiques...
Images du Gran Poder, cette fête durant laquelle des groupes de quartiers, de corporations, défilent toute une journée dans les rues de La Paz...
Images du Gran Poder, cette fête durant laquelle des groupes de quartiers, de corporations, défilent toute une journée dans les rues de La Paz...
Images du Gran Poder, cette fête durant laquelle des groupes de quartiers, de corporations, défilent toute une journée dans les rues de La Paz...
Rosetta nous a accueillis dans sa maison de Sicasica, sur l'Altiplano, revêtant pour la photo son chapeau et son châle des jours de fête...
A Uyuni nous avons croisé un groupe de Savoyards voyageant avec une célèbre agence de Chapareillan. Sympathiques moments...
Des dizaines de vieilles locomotives à vapeur n'en finissent pas d'agoniser sur des voies de garage proches d'Uyuni. Doudou effectue ce voyage immobile en compagnie de Papy Chat...
Nous avons quitté Uyuni la poussièreuse, la ventée, la froide et son cimetière de locomotives par un train de nuit pour Oruro, manière d'échapper à la méchante piste cassante qui nous guettait. Mais c'est à vélo sur l'Altiplano, vaste plateau situé entre 3600 mètres et 4300 mètres d'altitude, souvent comparé au Tibet (le film de Jean-Jacques Annaud Sept ans au Tibet y a d'ailleurs été tourné), ondulant entre Cordillère Royale et Cordillère Occidentale et leurs sommets enneiges dépassant parfois 6000 mètres, que nous avons rejoint La Paz, lovée dans sa profonde cuvette...
Nous y avons assisté au Gran Poder, défile ininterrompu de 8h00 du matin à minuit de groupes de danseurs et de musiciens costumes, autour duquel la bière coule à jet continu. Une nouvelle journée sur l'Altiplano nous séparait du Lac Titicaca, dont le nom fait tant rire les enfants, plus haut lac naviguable du monde, 3822 mètres, partagé entre Bolivie et Pérou...
Uhatajata et Copacabana furent nos étapes boliviennes sur ses rives magiques, baignés que nous étions dans une lumière éclatante, franchissant au passage un col à 4250 mètres. Nous passâmes la frontière avec le Pérou au poste de Yunguyo, en route vers Puno, Cuzco, le Machapicchu et bien d'autres merveilles...
Voici deux coupures de presse transmises par notre fille Alice lors de notre voyage en Bolivie...