...et enfin le montage du texte... Pour le lire, n'oubliez pas de cliquer avec la souris sur la photo qui s'agrandit...
Alice nous fait parvenir la dernière coupure de presse relative au voyage de ses parents... Déjà le bilan d'un voyage d'une année...
Nous venons d'effectuer deux grands bonds: un en avant dans l'espace, un autre en arrière dans le temps. Nous avons quitté la Nouvelle-Zélande pour le Chili par un avion de la LAN-Chile, les vélos confortablement placés dans de grands cartons achetés à l'aéroport. Onze heures trente d'un vol sans histoire au-dessus de l'Océan Pacifique nous ont permis de passer d'Océanie en Amérique avec le plaisant avantage de pouvoir, sans supplément, emporter à nous deux 100 kg de bagages. Avec nos 80 kg nous étions dans la maille. La où l'affaire s'est corsée, c'est qu'au cours du vol nous avons franchi la ligne théorique du changement de date. Ce qui fait que partis le mardi 17 avril à 17h45 d'Auckland, nous sommes arrivés à Santiago du Chili le même jour à 13h20, c'est-à-dire plus tôt. Nous avons connu une journée du 17 avril de 40 heures! Aurions-nous trouvé le moyen de vieillir moins vite ? Et nous qui avions 10 heures d'avance sur la France en Nouvelle-Zelande en avons 6 de retard au Chili ! De quoi perdre le peu de latin que nous possédons encore... Bref, nous voici sur un nouveau continent pour quelques mois, aux prises avec une langue, l'espagnol, que nous ne maitrisons pas, et des distances à parcourir à velo qui donnent le frisson. Malgré tout ce qui nous reste à découvrir et à vivre, nous avons le vague sentiment d'être déja sur la route du retour...
Autre lieu important de La Serena, la Recova, marché couvert qui abrite de nombreux artisans et des restaurants offrant un grand choix d'excellents poissons...
Presque toutes les villes chiliènnes possèdent leur Plaza de Armas. La Serena ne faillit pas à la tradition...
Dès que nous quittons la cote le paysage devient sec, aride, c'est un avant-gout du désert. Les habitations sont très rares, la maigre herbe rase nourrit quelques vaches et quelques moutons...
Arrivés dans l'après-midi, nous avons eu le temps de flemmarder sur la plage de Zapallar et assister à un coucher de soleil un peu frisquet...
Nous avons remonté le long de la côte du Pacifique, longeant criques et baies, escaladant falaises et becs rocheux. Ici la station balnéaire de Maitincello qui accueille de nombreux habitants de Santiago durant les mois d'été janvier et février...
Une quinzaine d'ascenceurs fonctionnent encore à Valparaiso permettant aux habitants des collines de gagner plus facilement le centre-ville. Ils sont classés monuments historiques...
Valparaiso, Valpo pour les intimes, possède de nombreuses fresques, dont certaines sont regroupées dans un musée de plein air. Celle-ci se trouve dans la ruelle qui grimpe à La Bicyclette, l'hospedaje de Gilles...
Le grand port du Chili, Valparaiso, conserve une intense activité. Des collines qui l'entourent dévalent des ruelles en pente bordées de maisons colorées...
Nous avons visité la demeure de Pablo Neruda à Santiago, le grand poète chilien prix Nobel de littérature en 1971, mort quelques jours après le coup d'état de 1973. Une fresque orne un mur devant la maison...
Nous avons assisté à une manifestation à la mémoire des tortures et disparus des années sombres. Chaque jeudi soir on se souvient au 38 rue de Londres à Santiago...
La statue de Salvador Allende près du Palais de la Moneda où il se suicida le 11 septembre 1973 lorsque Pinochet perpétra son coup d'état...
La Plaza de Armas, qui marque le centre de Santiago. C'est à cet endroit que la construction de la ville a débuté au XVIème siècle...
Costume presque sur mesure pour nos bicyclettes à l'aéroport d'Auckland. Pas le moindre bobo à déplorer sur nos chères machines pendant le vol Auckland-Santiago du Chili...
Le Chili est comme un long haricot, plutôt sec au nord et vert au sud. Les distances y sont démesurées, les routes assez rares, du moins pour se déplacer en latitude.
Après quelques jours passés au centre de Santiago où nous avons pu nous déplacer grâce au métro (français), nous avons mis les vélos dans le bus pour gagner Valparaiso, le mythique port des cap-horniers. Nous avons logé à La Bicyclette chez Gilles, un Francais établi depuis plusieurs années au Chili, dans une calle, rue toute en pente... Voir le site http://www.bicyclette.cl...
C'est juché sur nos fidèles montures que nous avons longé la côte du Pacifique par Vina del Mare, Maitincello et Zapallar où nous avons dormi...
Le lendemain, peu avant La Ligua, nous nous sommes heurtés à la Panamericaine, long ruban autoroutier coincé entre deux rangées de barbelés, emprunté par de nombreux bus et camions. Nous n'avons eu ni le courage ni l'envie de subir ce pensum. Le soir même, grâce au bus, nous étions à La Serena, 340 kilomètres plus au nord, sans savoir de quoi nos prochains jours seraient faits...
Après une balade depuis La Serena dans la vallée d'Elqui, nous avons repris le bus pour gagner Antofagasta, deuxième ville du Chili. 900 kilomètres de bus de nuit dans le désert, les vélos couchés dans les soutes. Aujourd'hui dimanche 06 mai nous avons suivi les élections françaises sur TV5 Monde. Sarkozy vient d'être élu. Demain nous reprenons les vélos pour une traversée du désert qui nous permettra de rejoindre Calama (2 300 mètres) en 3 jours et d'échapper aux mauvaises ondes qui pourraient nous assaillir: place au voyage, à l'aventure et aux soucis du quotidien... Nous poursuivrons ensuite vers San Pedro de Atacama. Nous adressons tous nos encouragements aux cyclos qui en ce moment effectuent les brevets qualificatifs de Paris-Brest-Paris, et aux organisateurs de ces brevets...
Arrivée à Calama, véritable oasis de 150 000 habitants en plein désert, mais aux portes de la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde...
Pendant des heures nous roulons dans un décor tres minéral de pierres, sable, collines et montagnes. Il fait très sec, il faut se protéger du soleil et bien s'hydrater. Les chapeaux sont ressortis pour l'occasion...
Nous avons croisé la route de Stefan, voyageur allemand venant de la Bolivie voisine. Le pauvre n'a que 6 semaines de vacances !
De place en place nous rencontrons des villes fantômes, anciennes mines de salpêtre qui étaient en activité dans les années 1920-1930. Depuis longtemps abandonnées, quelques-unes sont aujourd'hui restaurées pour témoigner de leur vie passée. Certaines comptaient plusieurs milliers d'habitants...
Au matin du second jour le café-restaurant Bugui nous offrit une inattendue hospitalité au carrefour des routes qui vont à Arica et Calama...
Pour faire des haltes nous attendons de trouver un appui pour nos vélos: Pas question d'espérer un petit coin ombragé ! Malgré les poubelles les bas-côtés de la route sont jonchés de bouteilles en plastique et autres dêchets modernes...
Lors de la première journée dans le désert d'Atacama, halte près d'une mine comme nous en croiserons beaucoup...
Antofogasta est la seconde ville du Chili, 400 000 habitants. Elle est coincée entre désert et océan, et offre tout ce que nous désirons pour nous reposer et nous ravitailler. Ici la Plaza Colon et sa verdure...
La principale ville de la vallée est Vicuna, petite cité tranquille qui vit la naissance de Gabriela Mistral, poêtesse chilienne, prix Nobel de littérature en 1941. Nous sommes montés sur le Cerro de la Virgen pour dominer la cité...
Au départ de La Serena nous avons effectué une petite balade dans la vallée d'Elqui, plantée de vignes et de vergers: Nous avions laissé le gros de nos bagages chez Walter et Grégoria...
Antofogasta marque notre dernier coup d'oeil à l'Océan Pacifique. Le prochain oceén sera Atlantique dans... quelques mois.
Nous avons quitté la ville pour plusieurs centaines de kilomètres dans le désert d'Atacama, réputé le plus aride de la planête. Quelques oasis nous ont permis de faire étape et de nous ravitailler. Nous sommes passés de 0 à 2300 mètres d'altitude par un long faux-plat battu par un vent pas toujours amical.
L'arrivée à Calama s'est effectuée vent arrière, ce qui ne fut pas le cas les jours précédents. Soleil ardent, poussière, absence de toute végétation et de toute faune. Heureusement l'excellente route, bien fréquentée par bus et camions, nous rattachait au monde des humains.
Nous poursuivrons notre traversée du désert vers San Pedro de Atacama...
La lagune de Miniques est un des endroits les plus fabuleux que nous ayons visités lors de notre séjour à San Pedro. Couleurs, croutes de sel, volcans et ciel bleu habitent le paysage...
La Vallee de la Lune est un lieu magique où l'on observe le coucher de soleil. Des séquences de 2001 Odyssée de l'Espace, le film de Kubrik, y ont été tournées...
La petite bourgade, bien que regorgeant de restaurants et d'agences touristiques est classée, ce qui la préserve tout de même un peu. Les maisons sont bâties en adobe, murs recouverts de torchis...
San Pedro d'Atacama, charmant village où il fait bon flâner. Nous y sommes restés 6 jours, alternant repos et ballades. L'église date du XVIIème siècle. Son plafond est en planches de cactus...
Nous avons visité la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande du monde à ciel ouvert, aux portes de Calama. Tout y est démesuré tel ce camion à la taille gargantuesque...
Fernando notre chauffeur, de l´agence Nomad à San Pedro de Atacama nous a emmenés jusqu`à la lointaine et peu frequentée Laguna Tuyuita, tout près de la frontière argentine...
La superbe balade hors des sentiers battus nous a été concoctée par Regis, un guide francais habitant le Chili depuis 8 ans. Il travaille au nord à San Pedro de Atacama et au sud dans la région des lacs de Patagonie. Ceux qui désireraient le contacter pour visiter le Chili peuvent le joindre aux numéros suivants:
- (56.7) 845.92.03
-
- (56.8) 443.06.51
- (56.9) 640.92.18
- e-mail: albatros-1999@hotmail.com
Annie, Chantal une amie de Nantes et Régis au bord de la Lagune Miscanti...
San Pedro de Atacama, oasis du désert éponyme, est l'un de ces lieux touristiques où l'on peut tout à la fois manger d'excellentes pizzas chez Michel, un Toulousain installé ici depuis 28 ans, échanger des livres en français, avoir un choix très large de logements et effectuer une multitude d'excursions. Nous en avons bien évidemment profité pour visiter lagunes colorées, salars immaculés et vallées aux couleurs contrastrées, cotoyer volcans, vigognes, flamants roses ou ruines inca. Le village lui-même, ordonné autour de sa petite église, conserve, malgré l'intense activite touristique, une atmosphère tranquille. Après 6 jours de découverte, nous allons mettre nos vélos sur le toit d'un 4X4 pour entrer en Bolivie avec un premier objectif: le Salar d'Uyuni...
Alice fait parvenir les dernières coupures de presse relatives à notre voyage...
Voici maintenant la première page de notre intervention dans la revue fédérale Cyclotourisme...
Voici la première page de l'article dans le Petit Diagonaliste...
Nous sommes heureux de présenter deux encarts qui nous ont été réservés dans les revues du Petit Diagonaliste et de Cyclotourisme. Ces deux revues sont respectivement les bulletins de liaison de l'Amicale des Diagonalistes et de la Fédération Française de Cyclotourisme auxquelles nous sommes fidèlement affiliés. Réservée aux diagonalistes, le Petit Diagonaliste présente deux fois par an les aventures savoureuses des diagonalistes pendant leurs randonnées et Cyclotourisme présente chaque mois des informations sur le tourisme à Vélo. Ce mois-ci, c'est justement dans un dossier du voyage à vélo que nos aventures ont été citées.. Nous vous invitons à découvrir Cyclotourisme par un abonnement de soutien en suivant ce lien...
Voici une coupure de presse transmise par notre fille Alice...