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Le Tadjikistan

Situation au

19/11/2019

   



Vendredi 08 Juillet 2011

Dushanbe.
La capitale du Tadjikistan, petite métropole de 600 000 habitants, nous a accueillis avec douceur. Nous avons trouvé le calme dans la maison de Mahmouba, tout près du bazar.
Dick et Trudy ne font qu'une courte escale et repartent après une journée de repos.
Nous arpentons la ville, profitant de ses avenues ombragées et de magasins assez bien achalandés pour faire le plein de piles, de Vache qui Rit locale ou de fruits secs pour les prochains jours de route.
Au Musee d'histoire Dilnoz nous fait bénéficier de sa parfaite connaissance de la langue française pour nous raconter l'histoire de son pays et nous présenter le bouddha couché de 13 mètres, la perle de l'exposition.
Un cafe branché nous permet de déguster capuccinos (si, si...) et frites légères dans une ambiance climatisée.
Le dernier soir à la maison de Mahmouba nous avons droit à une démonstration de danse tadjike de la part de la fille ainée de la maison. Magique et gracieux.
Nous reprenons la route au petit matin apres cette parenthèse urbaine de 4 jours.
Une rude partie de manivelles nous attend jusqu'à Khorog (506 kilomètres)...

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Dushanbe, statue d'Ismail Somoni, personnage légendaire au Tadjikistan.

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Le bouddha couché du musée


Dimanche 10 Juillet 2011

Dushanbe-Khorog: 506 kilomètres, 7 jours de route, 2 jours de repos à Kalaikhum.
La première étape nous conduit par une large vallée agricole et une bonne route jusqu'au village de Saroy où nous sommes hébergés dans une ferme à 1500 mètres d'altitude. Nous y avons oublié une montre...
Seconde étape par des gorges étroites et des routes défoncées jusqu'à un petit village ou des enfants nous invitent à passer la nuit dans la ferme de leurs parents.
Troisième étape grande soeur de la précédente. Nous dormons dans une gastinitsa (auberge) de village au pied du col de Kaburabot.
Quatrième étape: c'est le franchissement du col. 30 kilomètres de montée, 2000 mètres de dénivelée, une piste de terre et de cailloux pourtant empruntée par des camions. Au sommet, à 3252 mètres, après 6 heures de grimpette, deux Suissesses, elles aussi à vélo, nous offrent un plat de pâtes. Quel délice! Après 3 heures de descente acrobatique nous arrivons à Kalaikhum où nous dormons 3 nuits dans la maison de Bakhrom Sangkakuf.
Jusqu'à Khorog nous suivons désormais la rivière Panj qui sert de frontière avec l'Afghanistan. Des gorges profondes ou gronde la rivière, des passages moins austères où les eaux calmes et les pentes moins abruptes permettent à Pomme de respirer un peu; sur l'autre rive des pistes et des chemins ou se déplacent piètons et ânes afghans à parfois moins de 50 mètres de nous.
Étapes dans une gastinitsa près de Vanj avec les Suissesses puis dans une maison pamirie a Rushan.
A Khorog nous goutons un repos de quelques jours dans un hôtel de cette ville universitaire de 30000 habitants, capitale du Pamir tadjik, avant de partir explorer la vallée de Wakhan.

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Une piste tadjike...

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En longeant une rivière la seconde journée...

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Dans la montée du col de Kaburabot (3252 mètres)

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Dans les gorges de la rivière Panj. De l'autre côté l'Afghanistan


Lundi 18 Juillet 2011

KHOROG

Khorog, petite ville de 30000 habitants est la capitale de la province autonome du Gorno-Badakhshan (GBAO). Ville universitaire grâce aux fondations de l'Aga Khan, chef spirituel des Ismaeliens du Pamir, elle est le dernier centre où faire des provisions avant les hauts plateaux.
Pendant la guerre civile tadjike des années 90 la région fut totalement isolée: plus d argent, plus d'approvisionnement, le troc était le mode d'échange en vigueur. Pour éviter la famine les habitants de Khorog transformèrent le Parc Central en champs et jardins.
Aujourd'hui ce parc est l'un des plus beaux et des plus agréables que nous connaissions, parsemé de nombreux jeux pour enfants et aux allées dallées et ombragées.
La ville est aussi le dernier lieu où on peut se restaurer à l'occidentale ou a l'indienne, retirer de l'argent avec la carte bancaire, faire des achats improbables au bazar joyeusement animé.
De nombreux jeunes gens y parlent anglais, étudiants de l'Université du Pamir.
Nous y goutons quelques jours paisibles avant notre expédition dans la vallée de Wakhan et aussi avant de grimper sur les hauts plateaux en direction de Murghab. Nous aurons alors quitté la frontière afghane que nous avons cotoyée pendant trois semaines sur près de 500 kilomètres.

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Au bazar de Khorog.

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Le Parc Central de Khorog.

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Vue de la ville en direction du nord.


Mardi 19 Juillet 2011

Dans la vallée de Wakhan.

Nous pensions initialement remonter la vallée de Wakhan et déboucher sur les hauts plateaux du Pamir par le col de Kargush (4344 mètres) au-dessus du village de Langar. Notre grand age et une certaine forme de sagesse nous ont fait renoncer à ce projet.
Mais nous n'avons pas pour autant abandonné l'idée d'explorer la Wakhan Valley.
Après nous être allégés de tout le matériel de camping, nous avons remonté à vélo le cours de la Panj River en configuration légère (2 sacoches chacun).
Après 100 kilomètres jusqu'à Ishkashim, la vallée s'incurve plein est et s'élargit, laissant à la Panj le loisir de s'étaler entre Afghanistan et Tadjikistan, entre l'Hindu Kush au sud et la chaine de Sakhdara au nord: с'est la vallée de Wakhan, peuplée de Wakhis au langage particulier, essentiellement agriculteurs et très accueillants.
Ismaeliens comme leurs voisins afghans et comme les Pakistanais du nord, ils attendent avec impatience la visite de leur imam, l'Aga Khan en septembre prochain.
Maitres dans l'art d'apprivoiser l'eau des torrents pour irriguer leurs champs, les Wakhis cultivent pommes de terre, céréales, vergers et jardins avec une réelle efficacité qui leur permet d'être pratiquement auto-suffisants.
Nous avons dormi dans leurs si belles maisons, simples et d'aspect rustique, bâties de pierre et de terre, mais éclatantes à l'intérieur. La pièce centrale est composée de 4 estrades tendus de tapis, de 5 piliers de bois qui représentent les 5 membres de la famille d'Ali, le plafond est formé de 4 niveaux de poutres concentriques encadrant une lucarne de toit, véritable puits de lumière.
Quelques echappées vers les sommets tadjiks (pic Karl Marx 6723 mètres et pic Engels 6507 mètres), afghans (jusqu'à 6900 mètres) ou pakistanais (à moins de 20 kilomètres à vol d'oiseau) ont été possibles avant qu'un violent vent de sable n'estompe les reliefs trois jours durant. La route en piètre état a bien secoué nos carcasses et nous avons dû pousser les vélos dans des passages de caillasse ou de sable.
A Yamg, Aydar nous a fait visiter le petit musée consacré à son aieul Mubarak Kadam Wakhani, poète, musicien, astronome et mystique soufi, et interprète pour nous quelques airs de musique traditionnelle.
Avant de retrouver Khorog et sa relative agitation, nous nous sommes arrêtés au marche afghan d'Ishkashim, ou sur une ile de la Panj nous avons pu nous méler aux Tadjiks et aux Afghans qui trouvent là le moyen d'échanger leurs produits sous l'oeil bienveillant des soldats des deux pays.
Nous partirons à l'assaut des hauts plateaux du Pamir en direction de Murghab par la classique M41, la Pamir Highway et le col de Koitezek (4271 mètres).

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Extérieur d'une maison pamirie

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Accueil à l'intérieur de la maison

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Puits de lumière dans le toit.

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Accueil dans la famille de Said.

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En remontant la vallée de Wakhan.

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La montée du col de Kaburabot.

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Wakhan, échappee sur les sommets pakistanais

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Wakhan, on roule où l'on peut

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Wakhan, rencontre d'un cyclo polonais


Jeudi 04 Aout 2011

Etape Khorog - Murghab

Le jeudi 21 juillet nous sommes repartis sur nos fidèles bicyclettes de Khorog (2000 mètres) pour remonter la vallée de la rivière Gunt, ses eaux vertes, ses cultures, ses villages pamiris, dominée par des sommets enneiges et des glaciers bleutes. La route est bien revêtue et la pente régulière. Nous dormons chez une famille d'agriculteurs puis dans un etablissement thermal où nous profitons des eaux sulfureuses pour soigner nos arthroses...
Le 23 juillet nous franchissons le col de Koitezek (4272 mètres) non sans avoir poussé nos vélos sur une portion de mauvaise piste. Nous basculons alors dans un autre monde, vaste plateau d'altitude peuple de Kirghyzes, bergers nomades aux yourtes plantées près du seul petit cours d'eau, la rivière Alichur. Yaks, chèvres et moutons paturent les rares herbages. Quelques lagunes salées nous rappellent l'Altiplano bolivien.
Nous faisons un petit détour par le village de Bulunkul près duquel s'étale un superbe lac d'azur et d'eau douce, le Yashil Kul et où coulent les eaux chaudes d'une source aménagée ou nous pouvons nous baigner, seuls au monde.
Le 27 juillet, anniversaire de Pomme, est l'occasion de rencontrer des bergers kirghyzes, de partager leur rude quotidien, de jouer avec la petite Sumaya de cinq mois et de dormir avec toute la famille sous la yourte, réchauffés par un feu de teresken (buisson local) et de fumier séché. Nous sommes à 3900 mètres d'altitude.
Le lendemain nous quittons le plateau d'Alichur par le col de Neizatash (4137 mètres) et retrouvons pentes arides, gorges désertes, rochers pourpres et une nouvelle vallée à Murghab, la modeste capitale régionale de 7000 habitants.
Nous sommes en avance sur nos prévisions, ce qui va nous permettre de visiter la région avant de repartir pour le Kirghyzstan où nous ne pouvons pénétrer avant le 12 Aout (visa oblige).

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Sur la route entre Khorog et Murghab.

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Sur la route entre Khorog et Murghab.

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Jeudi 04 Aout 2011

Nos vacances à Murghab

Murghab, la petite capitale du Pamir Oriental nous accueille pour dix longues journées, notre visa kirghyze ne s'ouvrant que le 12 aout. Maisons basses en adobe, toits en terrasses, rues de terre hormis les deux grandes artères goudronnées, tout fait penser a une petit bourgade du Texas ou Clint Eastwood apparaitrait, colt en main... Le bazar en bas de la ville aligne ses containers recycles proposant tous les mêmes produits made in China, de rares fruits et légumes et les hauts chapeaux kirghyzes, les kalpaks. Vision digne de Mad Max prétendent certains. Des hordes de chiens errants sillonnent les rues, occupées à d'importantes affaires canines, dédaignant les humains que nous sommes. Chaque nuit s'emplit de hurlements, jappements et aboiements continus. Nous nous sommes échappés deux jours en 4X4 vers un jailoo, campement de yourtes situe au fond d'une vallée à plus de 4000 mètres d'altitude. Alain a subi un éphémère mal de dos en aidant la logeuse à pomper et porter des seaux d'eau,et Pomme a attrapé un rhume au cours d'une sortie à bicyclette dans les environs. Heureusement internet fonctionne parfois qui nous relie aux proches. De longues discussions avec des voyageurs de passage, la lecture, des balades à pied ou à vélo ponctuent les journées. Le temps d'abord maussade a viré au beau fixe. Le lundi 8 aout nous quitterons Murghab pour le nord et le Kirghyzstan, renouant le fil du voyage un moment interrompu.